abdrängen (SZ)
niederhalten (SZ)
niederhalten:
Pour échapper à la conséquence (Abfolge) citée, on a interprété la « bonne » conscience (Gewissen) comme privation de la « mauvaise » et on l’a déterminée comme « le défaut vécu de la mauvaise conscience (Gewissen) » (NA: Cf. M. SCHELER, Der Formalismus in der Ethik und die materiale Wertethik, IIème partie, dans le présent Jahrbuch, t. II, 1916, p. 192. (NT: Cf. la trad. M. de Gandillac déjà citée.)). Du coup, elle serait une expérience du non-surgissement de l’appel, c’est-à-dire du fait que l’appel n’a rien à me reprocher. Mais comment ce « défaut » est-il « vécu »? Ce prétendu vécu n’est absolument pas l’expérience d’un appel, mais une manière de s’assurer qu’un acte imputé au Dasein n’a pas été commis par lui et que pour cette raison il n’est pas (292) en-dette. Mais se rendre certain que l’on n’a pas fait quelque chose, c’est là une opération qui n’a absolument pas le caractère d’un phénomène de la conscience (Gewissen). Au contraire : cette certification peut signifier plutôt un oubli de la conscience (Gewissen), autrement dit la sortie hors de la possibilité de pouvoir être ad-voqué. La « certitude » en question abrite en soi le refoulement rassurant du vouloir-avoir-conscience (Gewissen), c’est-à-dire de la compréhension de l’être-en-dette le plus propre et constant. La « bonne » conscience (Gewissen) n’est ni une forme autonome, ni une forme dérivée de conscience (Gewissen) — elle n’est absolument pas un phénomène de la conscience (Gewissen). (EtreTemps59)