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DUVAL (HZ:195-196) – O CANTO

Le Cri dit l’Ampleur de l’Accord de la Vie avec elle-même quand par l’homme elle fait retour d’elle-même sur elle-même en un Silence qui se révèle Douleur.

Le Chant dit l’extension et l’expansion du Cri. Il le module en des variations qui rythment la Douleur universelle, la douleur de l’écart de la Vie d’avec elle-même cherchant à se dire l’enfantement créateur à quoi l’astreint l’alchimie de sa provenance.

En cela et comme le notait étrangement Rilke :

— « Chant est existence. »

et Heidegger de préciser :

— « Ce qui demeure en question c’est de savoir quand nous sommes de telle sorte que notre être soit Chant, Chant dont le retentissement ne s’effectue pas n’importe où, mais soit vraiment une résonance, qui, loin de s’accrocher à quelque chose que l’on croirait avoir atteint, a déjà laissé toute sonorité particulière se briser afin que le Chant se déploie comme de lui-même. »

Le Chant de la Terre ne dit pas l’impuissance de la Terre à se rejoindre elle-même après où à partir d’une unité perdue qu’elle voudrait retrouver. Il dit l’impuissance tragique de la Terre à être ce qu’elle devrait être. Il dit la blessure originelle qui rythme la croissance des sèves, l’expansion du Possible.

Et Heidegger laisse se dire :

— « La Parole du Chanteur dit la totalité salvatrice de l’Instant (Dasein) du Monde, Instance qui se tisse invisiblement dans le Monde grâce à l’intimité de l’espace du coeur. Le Chant ne recherche même pas ce qu’il y a de particulier à dire. Le Chant est accord communiant (Gehören) à l’ampleur de la plus pure perception. Chanter c’est être attiré dans le sillage du Vent de l’inouï : Milieu de la pleine Nature. Le Chant est lui-même : un certain Vent. »

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