estudos:ricoeur:ricoeur-tr-ser-no-mundo
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| + | //Data: 2025-03-07 10:41// | ||
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| + | Bien plus, cette anthropologie philosophique s’organise sur la base d’une thématique, | ||
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| + | La référence métaphorique, | ||
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| + | En fondant sa phénoménologie sur une ontologie du Dasein et de l’**être-au-monde**, | ||
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| + | Il en résulte que la question du temps, à laquelle est consacrée la deuxième section de la première partie seule publiée de l’Être et le Temps, ne peut venir, dans l’ordre de la thématique de cet ouvrage, qu’après celle de l’**être-au-monde**, | ||
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| + | Les déterminations relatives au concept d’existence (d’existence mienne) et à la possibilité de l’authenticité et de l’inauthenticité contenue dans la notion d’être-mien « doivent être considérées et comprises a priori sur la base de la constitution d’être que nous avons désignée sous le titre d’**être-au-monde**. PRTR3 IV I | ||
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| + | De fait, près de deux cents pages sont consacrées à l’**être-au-monde**, | ||
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| + | Il n’est pas sans importance que, dans cet ordre thématique suivi par l’Être et le Temps, la question de la spatialité de l’**être-au-monde** soit posée non seulement avant celle de la temporalité, | ||
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| + | Ne faut-il pas en dire autant à l’encontre de l’aporie husserlienne de la conscience intime du temps ? Comment resterait-il la moindre trace d’antinomie entre la conscience intime du temps et le temps objectif, dans une analytique de l’être-là ? La structure de l’**être-au-monde** ne ruine-t-elle pas autant la problématique du sujet et de l’objet que celle de l’âme et de la nature ? De plus, l’ambition husserlienne de faire paraître le temps lui-même est battue en brèche, dès les premières pages de l’Être et le Temps, par l’affirmation de l’oubli de l’être. PRTR3 IV I | ||
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| + | Or « la “fin” de l’**être-au-monde** est la mort : “Finir”, | ||
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| + | En principe, le terme « existentiel » caractérise le choix concret d’une manière d’**être-au-monde**, | ||
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| + | Heidegger se donne ainsi une série de délais avant d’aborder thématiquement la temporalité : d’abord celui du long traité « préliminaire » (toute la première section de l’Être et le Temps) consacré à l’analyse de l’**être-au-monde** et du « là » de l’être-là, | ||
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| + | Le chapitre IV consacré à cette « interprétation temporelle » des traits de l’**être-au-monde** peut ainsi être placé sous le même signe de l’attestation d’authenticité que le chapitre II consacré à l’anticipation résolue. PRTR3 IV I | ||
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| + | Mais la difficulté paraît seulement reportée plus loin : car, pour le monde, que signifie ne plus être ? N’est-il pas dit que « le monde est seulement sur le mode de l’être-là existant, qui est de fait en tant qu’**être-au-monde** » ? Autrement dit : comment conjuguer au passé l’**être-au-monde** ? La réponse de Heidegger laisse perplexe : selon lui, le paradoxe ne frappe que les étants qui tombent sous la catégorie du donné (vorhanden) et du maniable (zuhanden) et dont on ne comprend pas comment ils peuvent être « passés », c’est-à-dire révolus et encore présents. PRTR3 IV I | ||
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| + | Toute caractérisation historique procède exclusivement selon la temporalisation de l’être-là, | ||
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| + | Cet enrichissement, | ||
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| + | A quoi, dit Heidegger, il faut obstinément répliquer, avec toute la gravité de la phénoménologie herméneutique du Souci, que « l’historial de l’histoire est l’historial de l’**être-au-monde** » et que « avec l’existence de l’**être-au-monde** historial, le maniable et le donné sont dès toujours incorporés dans l’historial du monde » (ibid). PRTR3 IV I | ||
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| + | Que l’historicisation des outillages les rende autonomes, l’énigme de la passéité et du passé s’en épaissit, faute d’un appui dans l’historialité de l’**être-au-monde**, | ||
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| + | C’est tout un côté de la structure de l’**être-au-monde** qui ainsi se rappelle à une analyse que la priorité accordée à l’être-pour-la-mort risquait de faire basculer du côté de l’intériorité. PRTR3 IV I | ||
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| + | Nous le risquons d’autant plus que le mouvement de bascule, qui ramène l’accent sur le « monde » de l’**être-au-monde**, | ||
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| + | Le premier oubli est celui de la condition d’être-jeté, | ||
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| + | Ainsi, le lien éntre le temps scientifique et le temps de la préoccupation se fait-il toujours plus ténu et plus dissimulé, jusqu’à ce que s’affirme l’autonomie apparemment complète de la mesure du temps par rapport à la structure fondamentale de l’**être-au-monde**, | ||
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| + | On ne comprend pas comment ni pourquoi l’historialité des choses de notre Souci s’affranchirait de celle du Souci lui-même, si le pôle monde de notre **être-au-monde** ne développait pas un temps lui-même polairement opposé au temps de notre Souci, et si la rivalité entre ces deux perspectives sur le temps, enracinées l’une dans la mondanité du monde, l’autre dans le « là » de notre manière d’**être-au-monde**, | ||
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| + | Pris en ce sens dérivé, mais originel, le temps paraît bien être cœxtensif à l’**être-au-monde**, | ||
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| + | Or cette ultime transition, qui est aussi une déchéance, | ||
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