estudos:haar:francesa:outro-em-levinas
Differences
This shows you the differences between two versions of the page.
| estudos:haar:francesa:outro-em-levinas [10/07/2026 03:53] – created - external edit 127.0.0.1 | estudos:haar:francesa:outro-em-levinas [10/09/2026 04:00] (current) – external edit 127.0.0.1 | ||
|---|---|---|---|
| Line 1: | Line 1: | ||
| + | ====== Obsessão do outro em Lévinas ====== | ||
| + | (1999: | ||
| + | |||
| + | |||
| + | |||
| + | |||
| + | <tabbox destaque> | ||
| + | Não parece que o Outro, segundo Levinas, possa ter um significado único e unívoco. Será o Outro apenas uma questão de conceptualidade? | ||
| + | |||
| + | <tabbox original> | ||
| + | Il ne semble pas que l’Autre, selon Levinas, puisse recevoir une acception unique et univoque. L’Autre relève-t-il seulement de la conceptualité ? Peut-on dire qu’il « est », puisqu’il se situe « en deçà ou au-delà de l’être »((Autrement qu’être ou au-delà de l’essence, | ||
| + | |||
| + | Cette séparation absolue se révélerait dans l’expérience primordiale, | ||
| + | |||
| + | Mais n’est-il pas contradictoire d’affirmer que l’Autre constitue le Soi et lui est, en même temps, radicalement étranger ? L’inhérence de l’Autre dans le Même peut-elle être à la fois dialectique et non dialectique ? Le caractère non dialectisable de l’Autre en moi, [68] serait son antériorité insondable qui interdit toute véritable réciprocité du Même et de l’Autre, aussi bien que toute identification de cet Autre. De l’Autre en moi, toujours antérieur à toute prise de conscience, on ne pourrait surtout pas dire qui il est ni même qu’il est. Ainsi la « base » du sujet serait un autre anonyme et indéterminable, | ||
| + | |||
| + | S’il est vrai que la notion de l’Autre est fondée sur l’assimilation entre autrui comme singulier et comme universel aussi bien que sur l’identification entre l’autre en moi et hors de moi, la notion du Même présuppose, | ||
| + | |||
| + | Plus gravement, la polémique contre l’être tombe franchement dans le manichéisme, | ||
| + | |||
| + | En remontant en deçà du moi comme trop ontique (« l’en deçà ou l’au-delà de l’être — ce n’est pas un étant »)((AE, p. 57.)) vers un Soi qui se cache, vers un Soi conçu comme l’antécédence préphénoménale de l’Autre dans le Même, en montrant que le rapport entre le Moi et le Soi est un rapport d’oubli, oubli d’une « sujétion » archi-ancienne, | ||
| + | |||
| + | Pourtant l’Autre est plus étroitement proche et présent au Même que l’être à l’étant. Il a un mode de présence insistante, que l’être n’a pas : il est « obsédant ». Mais qu’est-ce que l’« obsession par autrui » ? | ||
| + | |||
| + | </ | ||
| + | |||
| + | ---- | ||
| + | |||
| + | //HAAR, Michel. La philosophie française entre phénoménologie et métaphysique. Paris: PUF, 1999// | ||
| + | |||
| + | {{tag> | ||
