estudos:franck:analitica-intencional-e-analitica-existencial-1981
Differences
This shows you the differences between two versions of the page.
| estudos:franck:analitica-intencional-e-analitica-existencial-1981 [22/07/2026 19:58] – created - external edit 127.0.0.1 | estudos:franck:analitica-intencional-e-analitica-existencial-1981 [10/09/2026 04:00] (current) – external edit 127.0.0.1 | ||
|---|---|---|---|
| Line 1: | Line 1: | ||
| + | ====== Analítica intencional e analítica existencial ====== | ||
| + | (1981: | ||
| + | |||
| + | |||
| + | |||
| + | |||
| + | <tabbox destaque> | ||
| + | 1. Heidegger destaca muito claramente, no protótipo da percepção de uma coisa transcendente, | ||
| + | |||
| + | 2. Afirmar que a característica relevante da percepção é a corporização — Heidegger não fala aqui de presença encarnada — vem a alinhar-se com o idealismo transcendental das Ideias... I, pois nunca antes a percepção das coisas transcendentais tinha sido qualificada como encarnada ((Para nos limitarmos aos textos publicados pelo próprio Husserl. Sabemos hoje que, deste ponto de vista, o essencial foi adquirido desde as cinco Lições de 1907 sobre A Ideia da Fenomenologia)). Isto abre uma dupla série de questões. | ||
| + | |||
| + | <tabbox Original> | ||
| + | < | ||
| + | |||
| + | 2. Affirmer que le trait pertinent de la perception est l’incarnation — Heidegger ne parle pas ici de présence incarnée — revient à s’aligner sur l’idéalisme transcendantal des Idées... I, puisque jamais avant celles-ci la perception des choses transcendantes n’avait été qualifiée d’incarnée ((Pour s’en tenir aux seuls textes publiés par Husserl lui-même. Nous savons aujourd’hui que, de ce point de vue, l’essentiel est acquis depuis les cinq Leçons de 1907 sur L’idée de la phénoménologie.)). Cela ouvre une double série de questions.</ | ||
| + | ---- | ||
| + | B. La seconde série de questions déborde le cadre de notre travail, tout en indiquant une de ses visées lointaines. Elles concernent Heidegger même et plus étroitement le rapport entre l’analytique intentionnelle de la conscience et celle, existentiale, | ||
| + | |||
| + | « La temporalité de l’être-au-monde et le problème de la transcendance du monde. » En voici le texte : « La thèse que toute connaissance tend (abzweckt) à l’ “ intuition a le sens temporel : tout connaître est un présenter (Gegenwärtigen). La question de savoir si toute science et si même la connaissance philosophique vise un présenter doit demeurer ici encore indécidée. — Husserl utilise l’expression “ présenter ” comme caractéristique de la perception sensible (cf. Log. Unt. 1901, Bd. II, 588 et 620). L’analyse intentionnelle de la perception et de l’intuition en général devait suggérer cette caractérisation “ temporelle du phénomène. La section suivante montrera que et comment l’intentionnalité de la conscience se fonde dans la temporalité ekstatique du Dasein »((Sein und Zeit, p. 363.)). | ||
| + | |||
| + | a. La relation entre la conscience intentionnelle et le Dasein est une relation de fondation dont l’exhibition relève de la section Zeit und Sein au seuil de laquelle s’interrompt Sein und Zeit, c’est-à-dire au point où tout « se retourne » (umkehrt) ((« Un achèvement et un accomplissement suffisant de cette pensée autre qui abandonne la subjectivité sont assurément rendus difficiles du fait que, lors de la parution de Sein und Zeit, la troisième section de la première partie : Zeit und Sein, ne fut pas publiée (voir S. u. Z., 39). C’est en ce point que tout se retourne. Cette section ne fut pas publiée parce que la pensée ne parvint pas à exprimer de manière suffisante ce retournement et n’en vint pas à bout avec l’aide de la langue de la métaphysique ». « Lettre sur l’humanisme », in Questions III, trad. Munier, p. 97.)). | ||
| + | |||
| + | b. Dans ce contexte, et compte tenu du caractère nécessairement radical d’une telle fondation, la référence à la perception signifie que celle-ci est tenue pour le lieu décisif de la phénoménologie de Husserl. | ||
| + | |||
| + | c. La caractéristique essentielle de la perception sensible n’est pas, contrairement au cours précité, l’incarnation mais sa détermination temporelle de présentation. Est-ce à dire que l’incarnation peut être reconduite à la présentation, | ||
| + | |||
| + | d. Ce n’est donc plus la position des Idées... I qui est [26] considérée, | ||
| + | |||
| + | Admettons un instant qu’il ne soit pas possible de fonder la conscience intentionnelle dans la temporalité ekstatique, sens d’être du Dasein ; ou encore qu’il ne soit pas possible — puisque la conscience intentionnelle est essentiellement perceptive — de reconduire l’incarnation à la temporalité. Quelles seraient alors les conséquences ? C’est, d’abord, le caractère originaire du point de départ de la question de l’être qui serait mis en cause, puis l’analyse de la mondanité, enfin l’analytique existentiale en son entier, à la fois comme ontologie fondamentale et destruction de l’histoire de l’ontologie traditionnelle. Bref, sinon la question de l’être comme telle, du moins la forme qu’elle prend dans Sein und Zeit. A travers une série très complexe de médiations, | ||
| + | |||
| + | A quelles conditions maintenant pourrait-on reconduire l’incarnation à la temporalité ? Restons dans le cadre de l’analytique existentiale supposée fondatrice. L’incarnation [25] du Dasein est phénoménologiquement inséparable de sa spatialité ((« L’être spatial du Dasein, qui, en tant qu’ “incarné”, | ||
| + | |||
| + | Remarquons, pour circonscrire le lieu d’une question, que l’ensemble des énoncés de Heidegger portant sur la chair ne se soumet pas aisément à une loi d’unification. Tantôt, et massivement dans les cours sur Nietzsche, la chair est ramenée à l’animalité ((« Durant sa dernière période, Nietzsche dit assez souvent que la chair devrait être prise comme fil conducteur à la considération non seulement de l’homme mais du monde : projet du monde à partir de la situation de l’animal et de l’animalité. » Nietzsche, I, trad. Klossowski modifiée, p. 440.)) ou à la subjectivité ((« Pour Nietzsche, la subjectivité est inconditionnée en tant que subjectivité de la chair, c’est-à-dire des pulsions et des affects, c’est-à-dire de la volonté de puissance. » Nietzsche, II, p. 160, trad. modifiée.)) sans être jamais pensée pour elle-même. Tantôt, au contraire, le charnel est dégagé de l’animalité ((« Le charnel chez l’homme n’est pas quelque chose d’animal. » Heidegger, in Heidegger-Fink, | ||
| + | |||
| + | L’interprétation de ces textes appelle une « répétition » de l’analytique existentiale susceptible de faire comprendre comment et en quel sens « le Dasein recèle la possibilité interne d’une dissémination (Zerstreuung, | ||
| + | |||
| + | Si la transcendance trouve son origine dans la temporalité, | ||
| + | |||
| + | </ | ||
| + | |||
| + | ---- | ||
| + | |||
| + | //FRANCK, Didier. Chair et corps. Sur la phénoménologie de Husserl. Paris: Minuit, 1981, p. 24-28// | ||
| + | |||
| + | {{tag> | ||
