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| + | ===== IDEIA DE MUNDO (HZ:27-29) ===== | ||
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| + | — « La notion de “ monde ” doit signifier quelque chose d’autre que la totalité de ce qui existe et que l’on trouve toujours à sa disposition dans le monde. » (18) | ||
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| + | « Quelque chose d’autre ». En dehors des cartes. En dehors des événements repérés par les dates « historiques » ou les analyses sociologiques. En dehors des relations économiques ou des relations politiques. En dehors. « Quelque chose d’autre ». Le Monde. Le « même » Monde, dont l’identité désirée rompt avec la pluralité des choses disponibles. Le « même » Monde qui fait rompre les amarres d’avec le monde balisé et calculé de ceux qui savent s’orienter. Le « même » Monde qui n’est plus qu’un point de fuite, une perspective, | ||
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| + | — « La transcendance, | ||
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| + | La transcendance définit ainsi la constitution fondamentale de l’être-humain. Elle définit la capacité qu’il a de briser l’enfermement de son environnement pour s’ouvrir à « quelque chose » qu’il ne peut de prime abord nommer, horizon de son attente et de son attrait, et qui se révèle proprement être « le » Monde, « par-delà », «en-deça », « ailleurs » que tous les « ici » et tous les « maintenant ». L’être humain voit ce qu’il ne voit pas ; habite où il ne sait pas demeurer ; est ouvert à « ce qui » se ferme et se refuse à lui. Mais du moins l’ouverture à l’Ailleurs reste-t-elle l’honneur de son impossible définition : | ||
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| + | — « Être-un-sujet cela s’appelle : « être un vivant (Seindes) en transcendance et comme transcendance. » (20) | ||
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| + | Avant tout point de repère géographique, | ||
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| + | — « Le Monde en tant qu’Idée est avant tout transcendance ; il outrepasse (übersteigt) les phénomènes, | ||
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| + | Le « même » Monde est la Terre inconnue (transzendent) vers quoi s’oriente l’ouverture désirante (transzendenze) qui dé-finit le fond de l’être humain, la « nature » humaine. Ce pôle de l’Absence, | ||
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| + | — « Que le monde ne se manifeste pas comme tel est d’ailleurs nécessaire pour que les réalités disponibles puissent continuer d’être prises en considération. C’est précisément cette non-manifestation du monde qui constitue la structure phénoménale de la réalité foncière de ce vivant. » (23) | ||
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| + | Le retrait du Monde à quoi nous ouvre l’Idée de Monde devient donc une nécessité pour que nous continuions à porter attention aux choses qui nous entourent mais qui ne comblent pas notre attente. Le regard en trompe-l’œil que nous fait porter sur notre environnement l’ouverture trans-cendante qui caractérise la béance foncière du vivant que nous sommes, ce regard discernant voyant le « même » Monde à partir des mondes de nos environnements, | ||
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| + | — « Le Monde est ainsi quelque chose, « dans quoi », l’être humain (Dasein) en tant que. vivant (als Seindes) était déjà, ce sur quoi il (es) peut revenir dès qu’il se porte expressément vers quoi que ce soit. » (24) | ||
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| + | L’écart qu’ouvre l’Idée de Monde entre les phénomènes qui se donnent et ce qui se retirent dans ce don même, se montre ici en propre dans le Jeu du « quelque chose » (Etwas) et du « ce dans quoi » (Worin). | ||
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| + | Le Monde est d’abord un « quelque chose » qui se retire de l’habiter dont on veut trop vite en faire la fonction unique et Essentielle. Ou plutôt il est à la fois cet « x » marbrant l’entendement kantien, humain, et à la fois cet « habiter », cet espace dans l’atmosphère (Stimmung) duquel tout vivant et l’être humain lui-même peut s’apercevoir être. L’Écart par quoi se montre l’essence du Monde, entre « etwas » et « worin », détermine, accorde (bestimmt) ainsi un espace de jeu dans lequel et à partir duquel doit être comprise toute préoccupation et tout rapport à une chose ou à autrui. L’Écart devient la matrice de toute relation possible. Dès lors l’être humain peut-il se laisser caractériser comme celui qui, du fond de sa nature, peut laisser surgir la possibilité de se représenter un tel écart, de se le rendre présent par la pure production de l’Idée de Monde jusqu’au pôle de l’Absence qui équilibre l’attente dans la fragilité d’un pressentiment. Quelle est la nature d’un tel pouvoir de se re-présenter l’Absence ? D’où et comment sourd-il ? Avant que d’approfondir ces questions, montrons que la Méditation Zen connaît une semblable ouverture à la Panréalité, | ||
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