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| + | //Data: 2022-09-25 17:24// | ||
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| + | ==== Heidegger et le Zen ==== | ||
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| + | === Tao: l’extension que vient de parler dan le repos d’un silence resplendissant qui affleure === | ||
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| + | //Espaço - Amplidão da Dimensão onde a Vida acontece. Tao. | ||
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| + | Silêncio - Palavra Primordial em que a Vida se evoca ela mesma por meio de um determinado vivente, o ser humano, que ela procurou produzir para aí encontrar o Caminho de sua evocação. Heidegger diz: "A palavra orientadora do pensamento de Lao-tseu é Tao, e significa propriamente: | ||
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| + | Espace - Ampleur de la Dimension où s’effectue la Vie. Tao. | ||
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| + | Silence - Parole primordiale en quoi la Vie s’évoque elle-même par le moyen d’un vivant particulier, | ||
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| + | Douleur - Parole silencieuse de la Vie : Parole blessée, Parole où elle dit son inachèvement. Douleur non pas négative, inachèvement non pas impuissant. Mais douleur en tension d’achèvement qui veut créer. Douleur d’enfantement. | ||
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| + | But de la Méditation : se rendre transparent au cheminement de la Parole de la Vie universelle dans le rythme blessé de la douleur de son propre enfantement. | ||
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| + | Cri : expression humaine de cet accord réalisé à la Douleur d’enfantement de la Vie universelle. | ||
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| + | « Ah ! » de Jérémie. « Non ! » de Antigone. « Oh ! » de l’Eveil Zen. | ||
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| + | Cri : définition de l’existence malheureuse. Non pas seulement de l’être humain, mais de l’Etre même auquel s’ouvre en l’authenticité de son Fond, l’expérience humaine. Ce qui distingue le Penseur des arrangeurs d’idées, c’est cela : laisser reposer dans la transparence de son Fond le Cri par quoi la Vie dit la Douleur universelle de son propre enfantement. Pour le Penseur, au nom de tous les hommes, au nom de l’Homme, au nom de la Vie se disant la blessure de son propre enfantement, | ||
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| + | — « Ses propres animaux ne se doutent point de ce qui se produit là, de ce qui doit être pensé dans l’acte authentique de penser l’ensemble de tout ce qui est : à savoir que cet acte est un Cri du fond d’une détresse. | ||
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| + | Et quand bien même entendraient-ils ce cri de détresse, qu’arrive-t-il le plus souvent ? Lorsque le grand homme pousse ce cri, l’homme médiocre accourt et le prend en pitié. » (282) | ||
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| + | Cri : expression tragique de la conscience de soi de la Vie en la Parole de son premier Silence surgissant dans la Panréalité par la réalité humaine. « Tragique » et non pas « dramatique ». Car le Cri définit l’esprit comme Douleur, mais dans l’éclatement renouvelé d’un sempiternel enfantement. Enfantement par quoi la Vie recherche sa propre harmonie. Enfantement de Formes (sensibles, intelligibles, | ||
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| + | — « Jadis un fonctionnaire s’était rendu chez le percepteur Fa-yen, de Wou-tsou, pour lui demander la caractéristique de l’école du Zen. Wou-tsou lui dit : “La caractéristique de notre école ne peut se comprendre par conjecture. Cependant la poème de Siao-yen dit : | ||
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| + | La peinture ne peut rendre la beauté de ce paysage ! | ||
| + | Une fille sombre dans la mélancolie au fond d’une pièce. | ||
| + | Souvent elle appelle sa servante bien qu’elle n’ait rien à lui demander. | ||
| + | C’est seulement afin que son bien-aimé entend sa voix. | ||
| + | Vous pouvez comprendre en grandes lignes à travers ce poème... | ||
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| + | L’auteur de cette oeuvre poétique, Siao-yen, est une femme. Son “bien-aimé” était un homme avec lequel elle avait des rapports secrets. Une fois il vint flâner auprès de la pièce dans laquelle la fille se trouvait. Alors tout en voulant lui signaler sa présence dans la pièce elle désirait observer une profonde discrétion. Ainsi, elle se mit à appeler fréquemment sa servante : “Ouvre la fenêtre ! ferme le store !” Mais son intention réelle ne résidait pas du tout dans ces affaires. C’était seulement dans le but que son bien-aimé entende sa voix et qu’il sache qu’elle se trouvait à l’intérieur. Il en va de même des cinq écoles critiques de supériorités ou infériorités, | ||
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| + | Le Bien-Aimé est le désiré. | ||
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| + | Le Bien-Aimé est là, dans la pièce à côté, mais il ne peut être vu dans l’Eclair de sa Beauté. | ||
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| + | Parler, parler pour ne rien dire, en des cris furtifs, renouvelés, | ||
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| + | Toute l’existence universelle rassemblée dans la profération du Cri, Silence blessé ; du Cri qui zèbre le Corps frémissant d’attente de la Panréalité, | ||
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| + | Corps de la Panréalité de la Vie universelle reposant dans le tacite de sa première extension. | ||
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| + | Corps de la réalité humaine révélant l’ampleur de la Dimension où toutes choses s’effectuent dans le Silence d’un premier repos où se dit l’insondable Parole des Mondes. | ||
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| + | Corps disant la blessure de ce Silence de la Vie universelle se sachant Douleur d’enfantement, | ||
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| + | Cri : cristallisation évoquée de la Finitude universelle. | ||
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| + | Art du 20° siècle : expression de cette Douleur. Art blessé. Art fidèle à la Blessure de la Vie universelle. Beauté vraie. Art-Cri. Art de Vivre. | ||
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