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| + | ===== Bollnow E AS TONALIDADES AFETIVAS (1990: | ||
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| + | O livro (de Bollnow) começa por definir o campo das tonalidades afetivas, a sua função e a sua importância. A questão do homem tornou-se incerta porque a certeza tradicional do homem como " | ||
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| + | L’Analyse précise des thèmes de l’ouvrage de O. F. Bollnow s’avère nécessaire pour préciser le sens de nos questions et dégager les points problématiques. | ||
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| + | L’ouvrage commence par circonscrire le domaine des tonalités affectives, leur fonction et leur importance. La question de l’homme est devenue incertaine parce que la certitude traditionnelle de l’homme comme “animal rationnel” s’est effondrée. La crise de la culture contemporaine est caractérisée par le fait que la raison n’est plus le principe constitutif de la nature humaine. En ce sens, la découverte du rôle fondamental des tonalités affectives exprime cette crise. Elle fait s’évanouir une définition spécifique de l’homme. L’apparition des tonalités affectives, des sentiments enracinés dans la vie, signifie que les activités supérieures de l’esprit ne sont plus autonomes. Elles plongent dans le fond de la vie, où elles ont leur source. Se pose désormais la question du rapport entre la pensée et la vie, négligée jusqu’alors. Mais cette question contraint précisément à dévoiler “l’ensemble structurel intime de la vie humaine” . | ||
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| + | O.F. Bollnow n’explicite pas philosophiquement la notion de vie ; il l’éclaircit indirectement par l’analyse descriptive des sentiments qui y sont liés, et lui empruntent ainsi leur caractère basique dans l’expérience humaine. Les “sentiments vitaux” sont les fondements de la vie psychique. Ils constituent le véritable fond de la conscience, la forme primitive en laquelle la vie prend conscience de soi. Une spécification caractérise cette forme, jamais indifférente, | ||
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| + | Il est essentiel que la prise de position “naturelle” puisse précéder l’intentionnalité et en apparaisse comme l’origine. La “vérité”, | ||
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| + | O.F. Bollnow introduit entre autres une distinction capitale entre les tonalités affectives et les sentiments. Alors que les sentiments sont particularisés et spécifiés en fonction de l’objet sur lequel ils se dirigent, les tonalités affectives constituent un sol plus général et plus passif, un état fondamental qui traverse uniformément l’homme en son entier, conférant à l’ensemble de ses attitudes et de ses pensées une coloration définie et insurmontable. On peut parler à leur sujet, comme Heidegger, d’une “Grundbefindlichkeit”, | ||
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| + | On saisit par exemple la différence entre la joie et la gaîté (Freude -Fröhlichkeit). La première est dynamiquement orientée vers un objet particulier et relève ainsi des activités caractérisées par l’intentionnalité. La seconde est un soubassement vital qui imprègne l’ensemble de la vie mentale et supporte la précédente. L’homme y est conscient de soi immédiatement et avant tout rapport à quelque chose d’extérieur. Un exemple de cette distinction est donné par la différence soulignée par Heidegger entre la peur et l’angoisse. Celle-ci est indéterminée quant à son objet, contrairement à la peur. Le mérite de la philosophie existentielle est d’avoir combattu une confusion entre l’indétermination propre de la tonalité affective et le domaine plus circonscriptible des sentiments déterminés. Elle a insisté sur cette indétermination comme sur une caractéristique spécifique. Mais cette différence ne vaut pas seulement pour l’angoisse, | ||
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| + | Une transition insensible existe cependant de la tonalité au sentiment. Elle révèle justement que l’ensemble de la vie psychique ne se détache jamais du bain des tonalités affectives où il est plongé. Comment les tonalités engendrent-elles des orientations dynamiques particulières objectivement déterminées ? Le passage est assuré par des sentiments qui, en se rapportant bien à quelque chose de déterminé, | ||
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| + | La description montre que l’absence de l’intentionnalité n’est pas un (15) critère tout à fait suffisant, bien que juste, pour distinguer les tonalités affectives. “C’est donc le fait de se rapporter non pas à un objet (intentionnel), | ||
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